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jeudi 30 août 2012

Incroyable !

C'est toujours (ou presque) petit homme qui ramasse le courrier en rentrant du boulot. Il n'a pas failli à cette habitude aujourd'hui et il a posé une enveloppe sur mon secrétaire.
En la regardant de près, j'ai trouvé ça INCROYABLE !

Ni une ni deux, j'ai couru dehors pour aller inspecter de près l'intérieur de ma boite aux lettres... avant même d'ouvrir la missive ! D'ailleurs à l'instant où je vous écris, je n'ai pas encore oser y glisser le coupe papier qui me révélera son contenu.
J'ai ouvert ma boite aux lettres le coeur battant... Et rien ! Pas de porte, pas de fente, pas même un trou de serrure pour regarder de l'autre côté. Non, rien vraiment, ne semble communiquer avec les contrées imaginaires et pourtant c'est indéniable, j'ai bel et bien reçu cette enveloppe aujourd'hui !

Côté pile, la destinataire...  vous noterez sans doute que je vis chez mon chat et non l'inverse.


Côté face, vous noterez (peut-être) la bave d'escargot. Il ne m'étonnerait qu'à moitié qu'on colle, là-bas, les enveloppes à la salive de gastéropodes... mais ce n'est qu'une hypothèse ! Je ne sais pas quelle note vous avez attribué mais moi je lui mets 11 sur 10 !


 L'expéditrice :


Vous vous rendez compte ? Lisons m'a écrit et si je n'avais pas moi même inventé ce personnage, jamais je n'aurais pu y croire !

En bonne voie

Lundi, c'était donc ma rentrée, j'ai depuis ce jour repris ma plume qui ne m'avait pas vraiment quittée. Aujourd'hui, je retrouve mes tripatouillages de papiers collés, mes cuves à papier, mon enregistreur et tutti quanti.

J'ai en attente un projet en association avec notre chère MAP (la suite de Tout ça c'est des histoires - Une noix) et Grise Lise dans ses versions musicales (oui, je suis gâtée, j'ai demandé un morceau de musique et je vais en avoir huit ! Merci Alain !).

Je vais à la rencontre du public les 8 et 9 septembre aux Naturiades, j'ai ma première newsletter à rédiger et je suis en train de mettre en place un projet librement inspiré de Rencontres... Je partagerai le tout avec vous (autant que faire se peut, bien sûr).

Le plus difficile fut de choisir le projet que j'allais mettre en lumière, dans le flot de mes envies et des choses que j'ai entamées (certaines vont rentrer en dormance, ce sera bientôt l'automne et l'hiver après tout)...
J'ai choisi Rencontres, car il est encore frais. Si j'en crois ses lecteurs, il mérite d'être porté un peu plus longtemps. Je l'ai choisi aussi parce que j'aime à créer des liens entre mes œuvres et que ce livre, depuis le 11 août, est ficelé avec Tout ça c'est des histoires... 

 
J'avance à vue, je ne me rends pas toujours compte de ce que deviendront mes créations, le plus difficile dans mon métier fut de l'apprivoiser et d'avoir cette patience d'attendre que ce soit mûr... 

mardi 28 août 2012

C'est décidé, j'instaure l'ère du coquelicot : faisons fleurir l'hiver !

Pourquoi ?
Alors bien sûr, il y a eu la joie immense de regarder les coquelicots dans mon petit lopin de terre, puis celle de jouer les coquelicots toute de rouge vêtue dans mon jardin et celui de notre chère Tilleul.
Le coquelicot, je l'aime car il a eu l'audace de quitter les champs trop pollués pour aller se replanter ailleurs. Cette belle messicole est un peu, d'après Bernard Bertrand, "David contre Goliath", une fleur "entrée en résistance".
 

Il symbolise la joie et le réconfort, préfère les sols labourés, il n'a donc rien contre les bons soins de l'homme, si l'homme est bon.
Je ne vais pas faire l'inventaire de toutes les qualités de cet étendard des terres saines qui fait rougir les champs accueillants en déployant ses jupes froissées au coin de l'orge ou du blé, je me réserve le plaisir d'en recauser plus tard...

Si vous vouliez être de ceux qui participent au mail art, faites suivre à mon adresse, j'y verrai le symbole d'une terre en devenir pour les enfants à venir.
Rien que ça, ben oui !! J'ai eu une piqûre de rappel, je me demandais pourquoi je n'étais plus utopiste, mes vaccins n'étaient plus à jour !!


PS : pour celles et ceux qui voudraient une définition succincte du mail art, voici ce lien (je ferai sans doute un article, un de ces quatre, mais là, je n'ai pas trop le temps).
NB : je réponds à tout envoi qui aura fait fleurir ma boite aux lettres !!


Programme du jour

Ranger ce qui fut jadis mon atelier... Quoi ? Il n'y a que 24 heures dans une journée ? Bigre, je suis déjà en mode imbécile alors !! Chouette.

dimanche 26 août 2012

A la rentrée : renouer avec une vieille habitude et l'imbécilité

Comment ça elle ne m'avait jamais quittée ? ;-)

Jadis, j'étais du genre à croire en l'impossible, et puis à force de me faire ralentir par des découragements, des avis que je n'avais pas demandé, je me suis laissée envahir par leurs arguments et leur intelligence à tout ces empêcheurs d'impossibles en long et puis hier, tandis que j'étais aller m'offrir une toile pour y faire mon cinéma, j'ai vu inscrit sur un mur cette phrase de Pagnol :

Tout le monde savait que c'était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l'a fait.

Et ce billet est résolument signé par une imbécile heureuse !

Bon c'est pas tout ça, mais c'est la rentrée alors, il va falloir remettre ses chaussures :


Merci à Fred pour cette image d'absolue liberté ! Je suis faite pour être va nus pieds.

samedi 25 août 2012

Minouche

Un chat a échoué dans notre jardin probablement cet hiver, mais nous ne l'avons vu qu'au printemps. Il était farouche, effrayé dès qu'il entendait du bruit ou nous voyait sortir. Il nous lorgnait de loin, intrigué, attiré...

La première fois qu'il s'est enfin approché de moi, il a eu peur de ma main voulant le caresser. Je me suis mise à lui parler quand je le voyais, lui expliquant que je ne lui voulais aucun mal mais qu'il était cependant inutile de m'amadouer : je ne m'attacherais pas ! Non mais, c'est vrai quoi.

Et puis petit à petit, il est venu se frotter à mes guiboles, je le laissais faire. Essayant de le caresser à plusieurs reprises, histoire de lui rendre ses douces chatouilles, il était toujours aussi effrayé au point de me griffer parfois. Je me cassais, en lui disant d'un ton ferme que moi aussi j'étais chat ! Alors il m'apportait un mulot chassé de frais et même une taupe une fois !! Vous auriez résisté à de tels cadeaux vous ? Ben moi pas. Quand on m'amène un rat mort, je tombe en émoi, je suis comme ça.

Continuant de nous apprivoiser l'un l'autre, Minouche venait se blottir à mes pieds ou contre moi (selon que j'étais assise ou allongée dans l'herbe) lorsque j'écrivais dehors. Il m'a d'ailleurs convaincue que j'étais auteur, parce que, j'avoue, j'avais des doutes encore.
Bon maintenant, j'ai un chat. Un écrivain ça a toujours un chat (si tant est qu'on puisse avoir un chat, je crois que ce sont eux qui nous ont, mais bon), c'est même à la beauté de son chat qu'on reconnait la grandeur de son talent (et c'est nettement plus parlant que de recevoir le prix Goncourt, Femina ou je ne sais quoi). Vous voyez le mien ne chasse pas que le mulot, il chasse le doute aussi .
 
L'autre jour, Minouche (c'est son petit nom) m'a même sauté dessus pour avoir un câlin. Alors, je l'ai regardé, le caressant tout en lui faisant des reproches : "je t'avais pourtant dit que je ne m'attacherais pas !".
Aucune volonté ! Vous auriez résisté vous ? 


Si j'en doutais encore, hier j'ai constaté en voyant le chat fiévreux et amorphe qu'il m'était entré dans le cœur, le bougre. Il est donc allé à la rencontre du vétérinaire, effrayé comme pas deux (le chat pas le véto !), mais minimum trois, à peu près rassuré toutefois par mes caresses. Minouche a eu le droit a une grosse piqûre et huit jours d'antibiotiques. Il a été d'une docilité surprenante pour un chat.

Alors voilà, j'ai un chat malade et un petit homme inquiet car allergique aux poils. Non parce que faudrait pas croire que ce soit moi la plus atteinte par l'affection féline !

Je ne voulais plus de chat, notre ville est réputée pour abriter des empoisonneurs de chats. Ben oui, y'en a ce sont les galettes bretonnes, le panthéon ou je ne sais quelle attraction monumentale, culinaire ou naturelle, chez nous ce sont les zigouilleurs de chats !

vendredi 24 août 2012

Et puis rêver...

Pour ceux qui me lisent depuis longtemps et qui savent que les cauchemars ont raccourcis mes nuits de frayeurs à surmonter, d'angoisses à assassiner et de sueurs chaudes et froides, Et puis rêver est un titre, j'imagine qui prendra tout son sens.

Je n'ai jamais raconté mes cauchemars, je préférais les démonter, les réduire en pièces et les mettre dans la cheminée, leurs cendres ont nourri mes histoires, je leur en suis même reconnaissante, mais peut-être bien que je partagerai mes rêves... Peut-être bien, je vais essayer pour voir :

Dans un atelier aussi haut qu'une cathédrale, un homme d'une petite quarantaine regardait dormir une femme sur un sofa coloré, elle avait un air apaisé. Lui, dans un coin sombre, souriait avec une telle sincérité que tout son être irradiait.
Elle a ouvert les yeux et regardé le chat se rouler dans la lumière que laissait traverser l'immense verrière. Elle a souri, elle aussi. Puis, après s'être étirée avec lenteur, elle s'est levée, le chat est venu se frotter à elle, elle lui a fait une caresse en lui disant je ne sais quoi, avant d'aller se frotter à son tour à cet homme qui n'avait cessé de la regarder, heureux.

Et c'était un si bel amour, si calme et si serein, si intense que j'ai dormi heureuse de ce rêve que je n'avais ni à chasser, ni à démonter... Je ne sais si mes mots illustreront mon bonheur de les voir ainsi, si heureux et épanouis, je ne sais si je vous communiquerai par ces simples phrases l'apaisement dans lequel je me suis réveillée, mais j'ai eu envie de vous le raconter, au cas où... On ne sait jamais !