...se balader sur mon site : http://sandrinebrossel.fr

jeudi 7 juin 2012

C'est le jour des déchets verts aujourd'hui, ou comment je crée en partie

C'est le jour des déchets verts, aujourd'hui, en allant à la poste chercher un colis, j'ai vu dans une poubelle des pensées à peine défleuries, me promettant de les reprendre en repassant.

Elles sont un peu en graines. Je vais les laisser se ressemer au jardin et je vais récupérer une parties des fleurs...


Un jour, j'ai ramassé dans la rue des livres échoués, ils ont servi de matière pour mes premières sculptures et mes premiers livres d'artistes. Livres d'artistes incluant des papiers-peaux de bananes et d'autres matériaux de cet acabit. J'aime offrir une autre vie. Alors, je sens déjà que ces fleurettes vont m'inspirer, car mine de rien, elle m'invite à soigner le dédain, le mépris, la surconsommation, y'a de quoi faire !
Les géraniums remplissant les jardinières semblaient les toiser de haut, ils ne s'imaginent pas encore qu'ils seront jetés à l'arrière saison... et que peut-être je ne passerai pas par là à ce moment là !

mercredi 6 juin 2012

Artiste ? Bis

parfois, on me demande pourquoi je doute d'être artiste. Bon, outre le fait qu'un vrai artiste à un mac et que je vous rédige cet article depuis un PC, comment vous dire, j'ai installé dans le salon ma selle de sculpteur.
-Waouh, ça en jette ! Mais sinon, tu joues de la guitare ?
-Ouh, là, ne vous emballez pas. Comment vous expliquer... Non, non, je ne joue pas de guitare.
Alors, imaginez, un tabouret de bar, oublié au grenier parce qu'il était neuf (j'aime les trucs qui ont vécu, c'est comme ça). Nous en avons chiné des vieux, c'est mieux. Le vieux tabouret de bar au cuir poli par des tripotées de fesses s'accordent parfaitement au vieux bar, chiné aussi. Ainsi, si jamais je dois inventer un pilier de bar, un jour, je pourrais toujours observer l'usure de l'assise à la loupe, mais revenons à ma selle de sculpteur
-Waouh, ça en jette ! Mais votre compagnon joue de la guitare ?
- Ouh, là, ne vous emballez pas. Non, non, mon petit homme ne joue pas de guitare.
Alors, sur le tabouret, j'ai posé un chevalet de table qui s'incline (acheté en soldes, d'une marque artistique, c'est le minimum pour être un brin crédible. Non ? Ah, bon), dessus trône un magnifique plateau tournant tout en plastique imputrescible. Il date de ma piaule estudiantine. Il était posé sur mon bureau-cuisinière et recueillait les épices, aromates. Ben oui, c'est pas parce que je vivais dans moins de dix mètres carré que je devais bouffer des plats surgelés.
Et enfin pour faire le réglage en hauteur, de vieux livres. Tout l'amusement consistant à caler la sculpture à la bonne hauteur grâce à l'épaisseur des volumes. Je choisis d'ailleurs désormais mes bouquins sur ce critère, qui en vaut bien un autre !
- Euh, mais ça ressemble à quoi, en fait ? Mais sinon, y'a quelqu'un qui joue de la guitare chez vous ?
- Comment ? Ainsi, je ne suis pas claire dans mes explications ? Allez zou, une petite photo et non, n'insistez pas comme ça, personne ici ne joue de guitare.

Artiste de bric et de broc.

mardi 5 juin 2012

Artiste ?

Je relâche un peu la pression aujourd'hui.
L'avis de passage dans la boite aux lettres m'indique que mes photos m'attendent, je n'aurai plus qu'à encadrer, le reste de l'expo (Grise Lise) est bouclé, il me reste les rehauts à mettre sur mon dernier travail papier recyclé.
le jeu pour sensibiliser à la réduction des déchets sera en partie improvisé à partir du contenu d'une poubelle, je finis de mettre au point ce week-end (l'idée étant surtout de causer des "continents" de déchets qui trainent un peu partout dans les mers et océans).
L'atelier (une affiche réalisée par un public au nombre indéterminé et inconnu pouvant aller de 4 à 104 ans) est en bonne voie...
En fait je suis artiste Kamikaze.

dimanche 3 juin 2012

Se (re) trouver

J'ai fait un fabuleux salon, un très fabuleux salon...

Je ne saurais décrire le bonheur qui m'a empli le coeur et la tête, hier et avant hier. Des gens se bougeant positivement autour du livre, mais pas que... J'aurais mille choses à vous dire, bien des portraits de gens extraordinaires à vous peindre, mais je n'ai pas encore les mots, tout se bouscule dans ma caboche, et je sais que de cette belle énergie va forcément naitre quelque chose de beau et de positif.
En tous cas, une chose déjà s'est dégagée de ces deux jours et s'est enfichée comme un clou dans mon esprit : il y a une cohérence dans tout mon travail et ma démarche. Il me fallait faire salon pour le voir, il faut dire que des gens (petits et grands) pour m'en faire prendre conscience et m'encourager à continuer, j'en ai vu passer. J'en suis encore toute étonnée !!

Je vous écris le sourire au coin du cœur et la joie aux lèvres, heureuse et pleine d'une vague d'enthousiasme et d'énergie nouvelle...
Bon, ce n'est pas tout ça mais j'ai un projet sur les déchets à finaliser. Une sensibilisation aux continents plastiques du Pacifique et Atlantique (moi qui pensais naïvement qu'il n'y en avait qu'un, plus je creuse, plus j'en trouve). J'ai remarqué auprès d'une collégienne fort sympathique rencontrée hier soir, au centre social de Quiévrechain que mon discours était déjà rôdé. Oui, j'ai un petit coté militant, non politique, j'insiste, pour moi, être attentif à notre environnement et avoir l'esprit critique devraient être deux choses tout à fait naturelles.

Alors je file, bonjour chez vous !!
Je reviendrais vous causer livres, papier, lien, développement et affection durable dès que je le pourrai !!

mercredi 30 mai 2012

Je suis émue, si vous saviez...

Longtemps, très longtemps, j'ai joué avec les mots pour les dédramatiser, les mots peuvent être d'une violence inouïe, mais vous le savez, n'est-ce pas ?
Alors, ma foi je jouais avec eux, je les apprivoisais, j'apprenais à les aimer. Un jour, trop fatiguée (la vie n'est pas toujours rose ou violette), j'en ai eu assez de fanfaronner et je me suis mise à espérer oser autre chose. Oser révéler ma part fleur bleue, somme toute. Oser écrire un de ces livres sans filet, un livre sans humour ou presque, sans bouclier, sans tranchée où se replier. laisser à l'entrée de l'atelier, ma carapace.
Je voulais oser un livre qui ne serait pas non plus un livre pour faire plaisir aux gens que j'aime (même si c'est agréable de faire plaisir, je ne dis pas), mais un livre fait par affection pour l'univers et les personnages qu'il contenait.
Alors, ça faisait bien sept ans que ça me travaillait, et il m'aura fallu un parcours bien sinueux pour enfin l'écrire et oser le sortir...

Je suis émue et heureuse d'un genre de joie qui m'était encore inconnue, à mon âge, je découvre encore certaines facettes du bonheur. Les poètes, auteurs chansonniers racontent parfois (trop souvent) qu'après l'enfance c'est fini, ben moi je vous dit le contraire, je crois qu'il y a du bonheur à cueillir à tout âge de la vie et que oui, cette idée folle que le bonheur ça se fabrique, j'y crois de mieux en mieux en mieux.
C'est tout de même toujours une curieuse sensation que de vivre une chose en en étant pleinement conscient.

Alors, voilà, je vous présente, toute émue, ce livre pour lequel, incessamment depuis sept ans, je me suis entêtée à faire peau neuve, tomber et me relever, ouvrir des plaies, cicatriser. Aller vers la lumière, moi qui ne voulais pas y aller (heureusement que j'ai des gens bienveillants pour me botter les fesses, n'empêche !!)



Sept ans j'ai écrit et réécrit ma Lisons. Au fur et à mesure, le livre rétrécissait, jusqu'à ce qu'enfin une force interne me dise "c'est maintenant". Et voilà.

Pour plus de détails, vous pouvez allez sur mon site : sandrinebrossel.fr à la page des livres (ou ailleurs, c'est fait pour !).

mercredi 18 avril 2012

Un conte glané


Il était une fois trois petits mulots qui s’affairaient dans les champs en prévision de l’hiver.


Le premier cherchait frénétiquement des provisions et transportait toutes sortes de graines dans son trou.


Le deuxième battait la campagne, en quête de tout ce qui pourrait lui permettre de se protéger du froid, et il remplissait le terrier de paille, de foin et de duvet.


Et le troisième mulot ? Lui se promenait de-ci de-là en regardant le ciel, goûtant au spectacle de la nature, quand il ne s’allongeait pas pour se reposer un moment.


Ses deux laborieux compagnons le houspillaient en partant au travail et lui disaient : « Quel paresseux tu fais ! Si tu ne prépares pas l’hiver, comment te débrouilleras-tu quand la bise sera venue ? »


Mais le troisième mulot n’essayait même pas de se justifier.


Quand l’hiver arriva, les trois mulots s’abritèrent dans leur tanière encombrée de provisions. Ils ne manquaient ni de vivres ni de literie douillette, mais ils n’avaient rien à faire de toute la journée. Peu à peu l’ennui s’installa, et ils ne savaient comme passer le temps.


Alors le troisième mulot commença à raconter des histoires à ses deux compagnons : il leur parla de l’enfant qu’il avait vu au bord du champ un après-midi d’automne, d’un homme qu’il avait observé près de la mare un matin d’été. Il leur apporta des conversations qu’il avait eues avec d’autres mulots du champ voisin : il leur chanta la chanson d’un oiseau qu’il avait entendue au printemps…


C’est à ce moment-là seulement que les deux mulots travailleurs comprirent que pendant toute la belle saison leur compagnon avait recueilli des rayons de soleil pour les aider à passer agréablement l’hiver.

On devrait à tous les enfants qui apprennent la cigale et la fourmi apprendre ce conte ci aussi. Histoire que de voir que dans le monde. Il y a plusieurs façon de voir les choses, d'appréhender les situations et les gens...