...se balader sur mon site : http://sandrinebrossel.fr

mercredi 12 décembre 2012

Après réflexion...

...je me suis demandé si j'allais titrer Deux événements majeurs dans le Nord-Pas de Calais aujourd'hui. En référence à l'ouverture du Louvre Lens et à celle de mon blog, m'enfin bon, ce n'est pas trop mon style... Je me suis donc ensuite dit (oui, je me parle beaucoup, sans trop me la raconter toutefois) que j'allais titrer : Appel aux déménageurs moutons (le jeu de mots foireux, c'est déjà plus mon style) pour vous informer que mon nouveau blog était installé là-bas. Mais finalement j'ai titré Après réflexion.
On clique sur le lien, ou sur là-bas, ou sur déménageurs ou sur moutons et on y est (enfin si on veut ;-D).

mardi 11 décembre 2012

Le paradis

est rempli d'ânes, voilà la pensée qui agite ma cervelle ce matin. Je crois en l'âne, mais pas au paradis. Notez que si le paradis est peuplé de bourricots, je veux bien y aller, mais pas de si tôt. Je pense à ça parce que Papistache m'a recausé du poème de Prévert (Être âne, Être ange) que je délaisse ces temps ci. Prévert pas Papistache que je lis plus souvent que Jacques ces temps ci). Ces temps ci (ces temps ci, c'est temps ci, ça fait un peu cigale), je lis sans lire, Regain de Giono, je regarde les mots, ils ne font pas sens, non que le livre soit complexe, je le lis, comme ci la langue m'était inconnue, lassée de comprendre, je voulais juste regarder les mots marcher en file indienne, comme ça, mais leur filet ne me plait pas tant que ça, je voudrais un livre qui caracole comme un escargot portant un chapeau sur la tête, dessous le couvre tête d'une linotte emplumée, une perle de rose, de la veille, irisée. Une fleur d'iris sous une paupière, la perle, un brin d'herbe, le sillon de l'escargot sur une mousse joufflue. Le coussin vert naturel, le sillon argenté des rêves, des lèvres vermeilles, un sourire, une coquille vide de bois enspiralée, le chant des violoncelles, et par terre les copeaux de bois du luthier par des fourmis emmenés, en file indienne, sur le papier. Mais je n'ai trouvé ça ni chez Prévert, ni chez Giono. Le rapport avec l'âne ? Aucun, pourquoi ?

lundi 10 décembre 2012

In nomine fouillis.

Alors, avant d'appeler ce blog Plume de kiwi, j'avais envisagé Melocotón, mais c'était déjà pris...
Ayant oublié, j'avais envisagé d'appeler un nouveau blog Melocotón (j'aime vraiment beaucoup ce mot) mais c'est toujours pris, dites donc !!
Après avoir imaginé Méli-Mélocoton, dont je n'ai pas trop envie. Je réfléchis à Alice et Melocotón (du nom des deux personnages de ma dernière histoire écrite, celle qui m'a conduite au déclic pour la laine... que je vous raconterai sans doute à l'ouverture de ma boutique, qui a un nom elle, mais Fred m'a conseillé de dissocier la boutique du blog, ce qui m'a paru un bon conseil. Oui, je suis mule, mais quand l'idée est bonne, j'entends. Je suis vraiment mule donc, j'écoute si je veux ;-D.

dimanche 9 décembre 2012

Programme du dimanche matin

Un brin de ménage et de rangement avant d'accrocher le sapin tout en carton au mur du salon et de le garnir. Le tout en écoutant le sublimissime Astor (à chacun ses chants de Noël... Eh, non, je ne suis pas du genre à goûter Tino). Alors, comme beaucoup aspirent à s'évader de cette période de "fêtes" qui les encombre, je me suis dit qu'un peu d'évasion, ce serait chouette :



Sinon, un peu d'amour ?


Rhooo la la ce que j'aime ça !! L'amour, pis Piazzolla ;-D

samedi 8 décembre 2012

Matière et souvenir

Ce matin, j'ai lavé trois poignées de laine encore un peu grasse et odorante, toutes mes toisons naturelles ont cette odeur, un peu moins forte que celle du mouton encore sur pattes mais encore là toutefois. La sensation de suif sous les doigts disparait dans l'eau froide savonneuse. C'est la laine propre et douce qui m'a ramené le souvenir des soirs de très hiver. En plus de l’édredon de plumes et des multiples couvertures, je me couchais alors sous une peau de mouton qui trônait sinon, devant la cheminée de la salle à manger. Il ne tardait pas à faire bien chaud sous les draps, enfin le soir. Le matin, c'était toujours humide et froid, ben oui, je pissais au lit, c'est comme ça (oh, j'aurais pu écrire que je souffrais d'énurésie mais ça ne change ni le résultat, ni l'odeur, ni la honte, n'est-ce pas ?) et j'ai mouillé le matelas jusqu'à mes treize, presque quatorze ans. C'est curieux parfois, ce qu'une matière venue de l'autre bout de la France ramène comme souvenir de l'autre bout de l'enfance !!

A l'école, on m'appelait parfois pue la pisse. Sont gentils, mimis, les mioches, n'est-ce pas ? Ah, et les adultes qui rattrapent et réparent tout : je me souviens aussi avoir été mise à sécher devant la porte d'entrée, à la maternelle, j'avais cinq ans, je tenais une pancarte expliquant que j'avais mouillé ma culotte... Je ne savais pas lire encore, mais on y pense pas à ça, à cet âge là, on sait qu'on a pas pu s'empêcher de faire un truc qu'on aurait pas dû faire... Comme ci je l'avais fait exprès ! La pédagogie par la honte ! Tout un programme... Oh, n'allez pas croire que je sois triste au réveil de ce souvenir, je note que j'ai grandi au point de me fiche d'avoir été honteuse et peu fière jadis, alors que si ça n'avait tenu qu'à ma volonté, pour m'éviter bien des misères, j'aurais évité de souiller mes draps et mes vêtements, forcément.

Voilà passé vingt ans que je contrôle ma vessie, dites donc, qui n'est toujours pas une lanterne ;-D Ah !! L'oreiller joufflu de l'enfance si cher à Proust qu'il en est nostalgique et voudrais le retrouver, ben, de mon côté, je suis bien contente d'avoir 37 piges, c'est moi qui vous le dis !! Et j'irais jamais chercher le temps perdu, je cours lentement vers celui que je trouve ;-D

Un joli et joyeux week-end à tous. Je retourne à la matière noble et paysanne qu'est la laine.

vendredi 7 décembre 2012

Sourire, tout ravi content.

Voila, j'ai reçu toutes mes laines, j'en ai commandé chez trois fournisseurs pour comparer et bien tester... 
Je vous recauserai de mes fournisseurs chemin faisant. 
Alors, chut n'allez pas le répéter, surtout à Fredo qui lit ce blog et qui pourrait aller tout cafter (comme ci c'était son genre), car je ne suis censée les recevoir qu'à Noël (je trépigne) mais je vais en prélever un peu pour tester... Oh, ça ne se verra pas, c'est que c'est volumineux les toisons laineuses !!! Oh, ne jasons pas, aucune n'est d'or. (Je sais, il est tout foireux mon jeu de mots :-D).

Par contre, je n'ai pas encore reçu les outils... J'attends avec une patience d'ange...
Bon, j'ai déjà choisi celles que j'allais photographier lorsque le temps le permettra...Et, à vue d'oeil et de nez, je crois qu'il y en a une que je vais employer pour le feutrage humide (va falloir que je me fasse les muscles). 
Ce qui me fait penser que chaque laine doit avoir son propre coefficient de feutrage, ça laisse méditatif, n'est-ce pas ?

J'ai des idées plein la tête. N'empêche, j'ai du être sacrément sage pour recevoir tout ça comme cadeaux moi, dites donc !!

jeudi 6 décembre 2012

A la requête

de Teb, je montre un petit col, tout doux pour avoir bien chaud au cou, achevé ce matin. Il manque encore le bouton. Je vais en attaquer un autre demain. Bon la photo fait ce qu'elle peut, j'ai du mal avec le nouvel objectif de Fred...


PS : euh, je reviens parce que je m'aperçois que j'ai pris l'envers du tricot :-D. La boutonnière est plus jolie de l'autre côté

Papistache a deviné, si la vie le veut

Papistache a donc deviné : je vais feutrer la laine. J'attends les engins de torture vaudou pour commencer et je vous rassure, il y a aussi des rites bénéfiques dans ces pratiques superstitieuses et je ne suis pas superstitieuses. Bon, parfois, je touche du bois, un geste hérité de ma grand mère qui en touchait souvent pour conjurer le sort, encourager un souhait émis oralement. A bien y réfléchir, c'était un genre d'inch'allah  et je dis souvent de mon côté lorsque je parle de l'avenir : si la vie le veut

Mais revenons à mes engins de tortures (aiguilles harpons) qui vont sans doute me percer les doigts de temps à autres. Disons que je risque de sentir mon métier rentrer. Pour la patience, ça le papier m'y a plus que préparée !!

On ne dit ni laineuse, ni lainarde, on dit feutrière. Je vais donc apprendre à feutrer la laine et devenir feutrière, si la vie le veut !! En tous cas, j'ai une patience d'ange avec la laine qui m'a fait jouer les Pénélope hier presque toute la journée. Petit homme a acheté mon nom de domaine, mais chuuuuut, je ne dis rien pour l'instant, je m'étonne, je ne suis pas du genre fonceuse d'ordinaire (je me pose, je réfléchis, je pèse le pour et le contre), mais là pourtant, je fonce (enfin avec lenteur !!). Oui, je fais la pari que ma boussole interne est réparée et en parfait état de marche !! Si la vie le veut :-D

PS, les méfiants, les décourageux, les douteux sont priés de ne pas commenter. Oh, ils peuvent, mais à leurs risques et périls : quand j'aime je peux, si besoin est, être hargneuse et si je n'ai pas du tout envie de l'être, je peux me forcer ;-D

mercredi 5 décembre 2012

Mon séant est tout plein de gratitude cette année.

Bon, vous le sentiez venir, ou pas, mais il faudra bien changer de blog... Ben oui, amoureuse du papier, ça ne le fait plus vraiment...
Alors, il y aura encore une dernière mue. Cette fois-ci l'angoisse de la métamorphose ne se fait pas trop fait sentir, ça se fait en douceur (laine oblige).
Je devrais recevoir mes outils et ma matière première en fin de semaine, début de semaine prochaine... Du coup, je suis excitée comme une gamine avant Noël, un truc qui ne m'arrive jamais d'ordinaire en cette période où me prenait plutôt des envies d'hibernation, il fallait plutôt que je me botte les fesses pour m'y mettre. Cette année, nul besoin de m'adonner à ce rituel douloureux, alors mon séant m'en sait gré, d'où le titre.

mardi 4 décembre 2012

Euh, décision est prise

Dès demain, je renonce aux billets trop longs ;-D

Parce que soit je ne fus pas douée ce matin pour simplement dire que le passé fut difficile, la transition pas coton, mais que maintenant, je me régale !! Soit, comme le bonheur doit rester caché des rabat-joie, j'ai noyé le poisson, allez savoir ;-D
Du coup, je ne fus pas comprise (notez au passage que pour noyer un poisson, il faut le sortir de l'eau, le poisson se noie dans l'air et non dans l'eau).

En une courte phrase : j'aiMe beaucoup et profondément mon nouveau départ, alors que je n'en suis qu'aux préparatifs. Bizarrement je ne me prends pas la tête, j'y vais avec un naturel qui m'étonne la première.
Pourtant, oui, j'imagine que faire sa valise, ce nest pas très bandant :
- Et ça, je le prends ? Et ça ?  Pourquoi, ça rentre pas ? Hein ? Même si je grimpe sur le couvercle de la valise ? Hein ? Pourquoi ? Et maintenant pourquoi le pot de crème solaire il s'est tout ouvert sur la nuisette en peau de chamois du brésil ?
Oui, j'imagine, j'extrapole, je brode, je m'égare, car je fais rarement ma valise, je voyage dans ma caboche et tout ce dont j'ai besoin ou envie s'y trouve toujours à portée d'esprit, comme c'est chouette!!
Mais là, les préparatifs, les vrais de vrais, me mettent en joie.

- Ben, pour quelqu'un qui devait faire court...
- :-p (Oui, je tire la langue à mon interlocuteur imaginaire, je suis comme ça !).

J'avais rêvé un atelier

il aurait trouvé place dans la remise, je me serais mise à décrocher des contrats et faire ma petite pelote pour payer les travaux, l'aménagement, j'avais rêvé d'un atelier très fort et puis on m'a cassé ma boussole interne, alors les rêves... s'éffritent comme un mirage, une nuée de sable emportée par le vent du désert.
Un jour, on se réveille, on regarde l'ampleur des dégâts, les gens qui sont partis, les promesses qui se sont envolées et on se dit faut tout recommencer... Si c'était si simple... La vie ne veut pas toujours les choses une seconde fois.
Cet atelier devait s'appeler : les ateliers du kiwi bleu, j'avais fait des kilomètres de dessin au brouillon pour maitriser l'animal qu'aujourd'hui, je ne sais plus croquer. Il me reste les cernés de noir que je regarde admirative. Je ne sais plus faire, c'est étrange, mais c'est comme ça. Je pensais réutiliser ce nom, Fred m'avait offert le nom de domaine à l'époque, mais ma foi, renaitre de ses cendres, ça laisse un gout dans la bouche, mi amer, mi fier, un goût que je n'ai pas envie d'avoir.

J'ai longtemps été amoureuse du papier, il ne me l'a pas très bien rendu, faut avouer. Ces temps-ci,  je trouvais étrange de tomber amoureuse d'une autre matière, je suis du genre fidèle, voyez-vous, du genre à commencer à bâtir avec l'idée de toute la vie en tête. L'idée de fin ne m'est pas naturelle. Hormis pour la dernière fin avec laquelle je suis plutôt à l'aise, car vraiment je crois qu'il faut garder à l'esprit que l'on est que de passage, absolument pas éternel, qu'il n'y a rien après et que si on veut le bonheur et le paradis, c'est ici qu'on doit le trouver, mieux même, le fabriquer, ici maintenant ou nulle part et jamais.
Si l'enfer est sur terre, c'est sur terre qu'il faut chercher le paradis cqfd. Si l'homme est capable de bâtir l'enfer pour lui et les autres, il peut aussi construire le paradis pour lui et les autres, tout le reste c'est de la religion, ça ne m'intéresse guère.

Ne se laisser enfermer dans l'enfer de personne et croire que l'on porte en soi les germes d'un paradis.... Cultiver son jardin tout en faisant gaffe à ce qu'on laisse pousser et qui on laisse y pénétrer. A la fin de l'été, le voisin (qui ne vit pas là) a mis du désherbant sur son jardin en débordant par delà la clôture, qu'il n'aime pas les adventices soit (je ne suis pas d'accord mais passe encore), qu'il considère que les nôtres soient mauvaises, ça c'est une autre affaire !!

Tout ça pour dire que je ne vais pas utiliser les ateliers du kiwi bleu comme nom, ben dis donc pourquoi faire court quand on peut faire si long ? ;-D

lundi 3 décembre 2012

Semaine en valise

Cette semaine, je la passe chez Zoé... Je me suis éloignée d'elle une dizaine de jours pour mieux y revenir (parfois il faut s'ennuyer un peu des choses et des personnes pour mieux les retrouver, enfin je trouve ;-D) et peaufiner peut-être, ce qui peut l'être, changer ce qui sera nécessaire...

Ma Zoé contient huit histoires, la cinquième (la dernière que j'ai écrite (eh, non, je ne bâtis pas mes recueil dans l'ordre chronologique de création)) cause de laine et de mouton. Le moment d'inspiration aurait pu être illustré à merveille par cette photo de MAP qui me l'a gentiment envoyée : j'adore !!


Joli lundi à tous !

samedi 1 décembre 2012

Samedi précoce

A journée agitée, sommeil léger, mais je me rattraperai tout à l'heure !! Hier ce fut mouvementé, mais hier c'est le passé et aujourd'hui, c'est samedi. Et qu'est-ce qu'il y a le samedi ? Ben défi, alors ma micro participation est ici ou si vous aviez perdu le la, elle est aussi là et voilà. 

Hier, c'était novembre aussi... Oui, je vous tiens informés du temps qui passe, bientôt j'irais jusqu'à vous parler de la pluie et du beau temps...Où va ce blog ?  On se le demande (ou pas) !!
Novembre, c'est donc du passé aussi. Et voici décembre. Comme vous pouvez le constater, ils nous ont encore mis le calendrier dans l'ordre cette année. Quel manque complet d’originalité tout de même !
Alors en décembre, comme il se doit (oui, je vais aussi manquer d'originalité, c'est comme ça) je vais vous gaver comme des oies avec Noël. Avec une différence tout de même, je vais vous parler du vrai Noël, vous dire toute la vérité, rien que la vraie vérité vraie. Je le sais qu'elle est vraie, je l'ai inventée, si ce n'est pas une preuve, ça ;-D
Par exemple, je vous ferai le portrait de l'homme en babouches qui livre vraiment des cadeaux, le vrai père Noël en somme, parce que la rock star rouge cola, ce n'est pas le vrai père Noël. Y'a qu'à réfléchir deux minutes pour constater que ce n'est pas possible, on raconte cette histoire aux enfants pour les formater à la société de consommation dès le plus jeune âge. Ben, pourquoi sinon ?

PS : oui je sais qu'en tant que future commerçante présageant de vendre des objets made in mes petits doigts ce n'est pas vraiment une bonne stratégie de communication, mais bon je ne suis pas du genre à développer des stratégies de communication et puis en période de Noël 2013, j'indiquerai très lisiblement sur l'étiquette : ce produit n'a pas été fabriqué par le Père Noël ou un de ses lutins. Manquerait plus que ce crétin ou un membre de sa clique s'approprie mon travail, dites donc !!

vendredi 30 novembre 2012

PS sans doute trop franc, mais tant pis

Hormis les gens peinés que je cesse de vouloir être artiste de métier, je suis plutôt heureuse. J'ai l'impression qu'il faudrait que je m'excuse de vouloir être d'avantage heureuse qu'artiste... Puis je regarde mes chaussures et je suis fière de leur parcours, et je ne suis pas étonnée qu'elles soient usées. Alors je culpabilise oui, mais ça me passera. Tant pis si ça attriste, je veux bien faire des heureux si ça me rend heureuse aussi, mais j'en ai assez de me ronger le foie et de m'accrocher à des espoirs qui deviennent des mirages à mesure que je m'en approche.

Pour les autres, je viendrais avec mon enthousiasme et ma joie de vivre dès que j'aurais géré les mécontents et la peine qu'ils me font. Un peu de respect pour tout ce que j'ai fait et le temps que j'ai tenu, moi c'est tout ce que j'aurais voulu.

ouvrir de nouveaux horizons. J'espère que je serai suffisamment claire à défaut d'être concise

ça a fait huit ans que je crée. J'avais deux choix : poursuivre avec acharnement dans l'espoir de voir mes conditions s'améliorer, ou poursuivre en dilettante en développant une activité annexe.
J'ai analysé objectivement en fonction de ce que je suis profondément.
J'ai choisi la deuxième option, car il faut avouer que si j'ai un encrier au fond de moi, je n'ai jamais écrit pour la gloire et la fortune, je crois que vouloir être connu, désiré, avoir pignon sur rue est un impératif pour être artiste de métier. Il faut savoir séduire, moi je charme parfois tout au plus naturellement, mais commencer à user de je ne sais quoi d'ailleurs, pour pouvoir refourguer des bouquins, je ne sais pas faire et je n'ai pas envie d'apprendre. J'imagine qu'avec d'avantage de talent, mon travail aurait tout fait tout seul, mais je ne ferai jamais guère mieux que Rencontres, je le sais. Et puis, j'avoue que si j'ai fini par me faire violence pour me lettre en lumière (je n'étais pas même timide, tout à fait farouche, si vous saviez l'état dans lequel j'étais lorsque j'ai fait mon premier blog pour y partager mes 21 premiers mois de création !! Bigre !! L'aurais-je fais d'ailleurs si l'on ne m'avait fait miroité l'éclat d'un miroir à l'alouette que j'étais ? Je ne sais, je ne saurais jamais, c'est fait, c'est tout et puis c'est un peu comme ça qu'on s'est rencontré n'est-ce pas ?)
Oui, je suis plutôt discrète comme fille. Je ne renie pas tout ce que ma plume m'a apporté, j'en suis même encore étonnée. Je ne savais pas pourquoi, dès le début, l'auto-édition était importante. Maintenant je le sais. Ce que je cherchais ? Des gens qui apprécient mon univers tel qu'il était sorti de mon coeur, de ma tête et de mes tripes, je l'ai trouvé et je crois (j'en suis même sûre, en fait) que j'en avais besoin. Si un éditeur avait publié un de mes ouvrages, en le modifiant, forcément, je ne prétends pas faire des bouquins parfaits (sinon mon travail aurait parlé de lui même (cqfd)), je n'aurais jamais acquis cette estime et cette confiance en moi que ma plume m'a données. Ma plume m'a apporté ça par le truchement de mes lecteurs (lecteurs qui ne se souciaient ni de l'estampillage, ni des articles de presse, ni de je ne sais quoi, ils étaient juste attiré par un petit bout de mon univers, par quelque chose que j'avais en moi, donc. Je me souviens encore des yeux du public posés sur mes petits bouts d'univers exposés, ou en entendant mes histoires. J'ai gravé ça sur la pierre angulaire de mon âme, histoire que ça reste là jusqu'à la fin de mes jours. Dans le sable de ma tête, parfois j'écris des choses qui finissent par s'effacer avec le temps. Des choses importantes sur le coup mais qui doivent disparaitre chemin faisant.

Oui, rencontrer des lecteurs ayant eu une réelle affection pour mon univers, et pour moi en somme. Voilà donc ce que ma plume m'a permis.
J'avais besoin de ça pour chasser l'intime conviction d'être bonne à rien qui était profondément ancrée en moi. L'image même que j'ai de moi, en me regardant dans le miroir intime et intérieur a changé. C'est pour cette métamorphose que j'écrivais et c'est pour ça que j'ai eu raison de le faire selon mon coeur et avec ma bonne vieille tête de mule.

La réalité matérielle par contre (à laquelle il faut toujours revenir, sinon elle sait se rappeler à vous, ce sont des charges, des impôts et autres menus agréments), ma créativité évidente, aussi (je ne me vois pas cesser d'inventer, de rêver, d'imaginer un jour), et le fait que je me sente plus proche de l'artisan que de l'artiste ont pesés dans la balance pour achever de me décider. Vendre un savoir faire, je m'en sens capable, vendre... mais ça vend quoi au juste un artiste pour exister (matériellement, on ne vit pas que d'idées, d'amour pour son métier et d'eau fraiche, ben non) ?
Je ne sais pas vraiment me mettre en valeur, ça me gêne et vous connaissez l'adage, là où il y a de la gêne, y'a pas de plaisir...
Vendre quelque chose fait de mes mains pour qui j'ai toujours eu bonne estime et respect, me parait plus naturel.

J'ai longtemps cherché, céramique ? Verre ? Fer ? Je ne savais, c'est en tricotant et en laisser filer la laine entre mes doigts qu'une évidence a germé dans mon cœur, le meilleur terreau qui soit pour moi : et pourquoi pas la laine ? J'aimais déjà beaucoup les moutons, alors pour aimer la laine, il n'y avait qu'un pas, que j'ai franchi sans m'en apercevoir cette semaine. Je n'ai même pas réfléchi... Une seule fois mon intuition m'a trompée dans ma vie (parfois, je n'ai pas voulu écouter ce qu'elle disait (je suis mule) mais lorsque je l'écoutais, j'ai toujours constaté qu'elle était dans le vrai sauf cette fois là et depuis cette fois là, j'ai du mal à me dire que je pouvais encore lui faire confiance, mais il fallait que ça change et c'est ce que j'ai décidé de faire pour clore cette année, me réconcilier avec mon intuition et écouter sa voix (n'allez pas croire que je vire Jeanne d'Arc, hein ? ).

Alors mon projet artistique de 2013, Zoé, est presque bouclé, y'aura pas d'impression, des lectures publiques peut-être, une présentation à une classe de collégiens, en mai, ça c'est une certitude !!

Je n'ai été artiste que pour le bonheur et si j'aurais aimé avoir le talent que mon travail parle de lui même pour pouvoir justement avoir une vie qui coule facilement, je sens bien que pour garder ce bonheur acquis, il faut que je compte avec ma nature : je suis artisan avant que d'être artiste. L'artisan peut s'effacer derrière son travail. L'artiste lui, à moins d'être un génie, se doit aussi de briller par sa personne (j'en suis de plus en plus convaincue) et briller je ne sais pas faire, il faut que je me force et me faire violence, vraiment je n'en ai plus envie, j'aspire à la douceur. Et c'est super doux la laine !!

jeudi 29 novembre 2012

Le minouche et les mésanges

Nous avons un jardin naturel, ainsi, je laisse dans les coins et recoins non fauchés, non désherbés, les plantes (je n'ai pas écrit mauvaises herbes ou adventices, les sauvageonnes sont désirables et désirées chez nous) monter à graines et sécher. Ce qui me vaut le plaisir de voir en ce moment le balai des mésanges volant d'une graminée à une sauvage, d'une sauvage à un arbuste et dégustant à l'aise leur petit déj, tandis que le minouche qui a désormais une flopée de petits noms dort tranquilou sur le sofa.
Les mangeoires n'ont pas encore été remplies. Quand les grands, grands froids saisiront le jardinet et que la grive viendra casser les colimaçons sur la pierre pour se nourrir, là je mettrai du gras et du grain dans les petits troquets semé ça et là. Nous les avons placés avec une bonne visibilité pour que les zousios puissent guetter les chats du quartier trainant dans le jardin, enfin ils viennent moins depuis que Mister Marmelade (ou Pattenrond ou Pattenlong) y est en villégiature. Je me souviens de lui effrayé, soufflant, donnant des coups de griffes dans les airs, tentant de mordre et moi l'enguirlandant avec constance. Il revenait toujours pourtant (c'est mon indifférence qui lui a plu et ma façon de l'envoyer paitre à chaque fois qu'il était colérique, je ne vois que ça) petit à petit, il a eu moins peur et maintenant, lui qui approchait un pas après l'autre, tout aussi intrigué qu'effrayé, court pour me voir tous les matins, en miaulant, en se frottant à mes guiboles, en me tournant autour tout content. Comment ça, c'est parce que je lui remplis sa gamelle ? ;-D Non, il vient chercher des câlins et l'apaisement sous mes doigts. Après un petit quart d'heure, il s'endort et fait la sieste du matin. Elle est trèèèèèèèèès longue, mais moins que celle de l'après midi. Parfois, il se lève tout de même s'étire en faisant le dos rond, les pattes en long et se remet bravement sur sa couette ou son coussin les pattes en rond. Parfois, avant ça, s'il a le courage, il baille.

mercredi 28 novembre 2012

Vaut-il mieux tondre un mouton ou abattre un arbre ?

Voilà ma question du moment... C'est pour ça que je blogue peu ces temps-ci, c'est une excellente raison, n'est-ce pas ?

lundi 26 novembre 2012

On gave bien les canards et les oies, pourquoi pas le citoyen, mais ça ne nourrit pas son homme

« Pas un ne se demande s’il vit bien, mais s’il aura longtemps à vivre. Cependant tout le monde est maître de bien vivre ; nul, de vivre longtemps. » Sénèque

Savoir combien de temps on va vivre, ça c'est clair, nul ne le sait, pour ce qui est de bien vivre à notre époque, le froid arrivant, les restos du cœur ayant ré-ouvert leurssssssssssssss portessssssssssssss (pour combien de repas et combien de temps encore ?), les cartons servant de chambre, de couverture et de matelas, je m'interroge : y'a quand même de plus en plus de gens qui seront amenés à ne pas vivre longtemps, en vivant mal, des personnes non maîtresse de leur vie (qui est tout de même parfois une sale école). Et on tourne en boucle sur une querelle de politiciens qui cherchent, non à améliorer la vie des autres mais à acquérir d'avantage de pouvoir. Je ne sais pas vous, mais moi, ça me gave.On pourra bientôt m'ouvrir la carcasse pour m'en extraire le foie pour en faire une terrine. Oh, y'en a plein qui boufferait la chose sans se soucier de l'origine.
Si seulement ça engraissait autre chose que le journaleux... Parce que sérieux, ça sert à quoi ?
J'aurais pu aussi faire une diatribe sur la course à la consommation en cette période : comme si les gens s'imaginaient encore aujourd’hui que les ressources sont renouvelables à l'infini rien-que-parce-que-c'est-eux-et-qu'ils-le-valent-bien mais j'ai pas le courage : je tricote une écharpe en fil recyclé pour Noël. Je préfère, et de loin, faire ça à me tenir informée, je ne crois pas qu'on me dise l'essentiel et encore moins ce que j'aurais envie de savoir.

On peut construire des éco-logements (70 mètre carré) pour 3000 euros, lisais-je, ce week-end dans une revue sur l'éco-construction (bon y'a des matériaux utilisés qui m'ont laissée un tantinet perplexe en terme d'impact sur la planète, y'a de bonnes idées, cependant), mais les localités ne mettent pas de terrains à la disposition de ceux qui auraient le courage de se bouger le cul pour les construire...
Si les journalistes daignaient passer ça en boucle et nous montrer des possibles, foutre dieu, ça serait utile. Mais je crois que la plupart préfère (j'ai pas écrit tous) regarder le monde se noyer plutôt que de le regarder apprendre à nager...Voila pourquoi, ce matin, j'ai l'impression d'être une oie grasse, certes, mais affamée ! J'ai plus envie de me tenir informée.
Allez hop, au tricot.

vendredi 23 novembre 2012

Question-réponse

Je ne vais pas encore vous faire un billet sur le ménage, oui, j'astiquais ce matin.. Cette aprèm aussi, sans doute. Je frottais, tout en rêvant à d'autres choses. Oui, déjà que je le faisais, le ménage, si en plus il fallait que j'y pensa en même temps, où irions-nous ? Il faudrait voir à pas pousser mémé dans les orties, elle va se mouiller, il flotte. Du coup, je m'interroge :
- Pourquoi diantre nous avoir mis une cervelle aussi sophistiquée (ben oui, tout de même,  un cerveau, c'est épatant... (Dans une autre vie je serai neuro quelque chose, c'est décidé)) pour nous obliger à faire des tâches aussi rébarbatives, répétitives ? Oui, pourquoi ? 
- Pour pouvoir rêvasser à d'autres choses.
- Remarquez, ça se tient. (Le chat ronfle en couinant, c'est fou ce que ça peut dormir un chat !!).

jeudi 22 novembre 2012

Un soleil idéal pour les photos

En voyant le ciel bleu ce amtin, je me suis dit : je vais boucler le visuel de ma Zoé et j'irai faire des photos dans le jardin. Chouette !! M'enfin, je ne sais si vous le savez, mais il est IMPOSSIBLE de faire des photos sans carte SD, dites donc !! Alors je remise les photos à un prochain jour de soleil et je vais flâner, me reposer, tricoter... Je ne sais encore.